dimanche 19 janvier 2014

[ Fiche Personnage ] - Roy




Noms : Roy Eriberto Altiero di Pheraeria.
La classe hein. Inutile de préciser qu'il est d'origine italienne celui là. Eriberto est le prénom de son grand-père, l'équivalent en français doit être Erbert. Le second est purement italiano, j'ignore si on peut lui trouver une consonance française !

Origine des noms : Contrairement à la croyance populaire, Roy n'est pas un prénom anglophone ou américain : il est latin, ce qui devrait être logique pour nous français vue qu'il fait parti de notre vieille langue, c'est le Roi, inutile d'aller chercher plus loin. Eriberto, de Erbert, couramment épelé " Herbert ", vient de l'allemand pour dire " Soldat Glorieux ". L'troisième j'sais pas son équivalence, alors à votre imagination !
Roy est juste une grosse référence au héros de Fire Emblem 6, de bout en bout. Pire : Erbert est bien le nom de son grand-père in game, et Pheraeria est l'équivalent un peu romantique de Pherae, le territoire de Lycia où Eliwood, puis Roy, sont les Marquis. Cela vient du fait qu'en 2002 est sorti Smash Bros Melee, avec en guest-star les personnages de Fire Emblem inconnus en Europe : coup de coeur.

Surnoms : Rouquin, Roucky, Chtouilleman, Royan ... Et j'en passe et des meilleurs là aussi.

Nom de Code : Actuellement, son nom de code est Régulus Ludio Ludius. En partie parce que son animal est un gros lion foufou, et on sait tous que Régulus est le nom de l'étoile la plus brillante de la constellation du Lion Zodiacal. Pour Ludio Ludius, de un, ça somme vachement bien, et y'a que Roy pour adorer avoir une rime dans son nom de code. De deux, ça vient du latin " jouer ", et désigne plus particulièrement quelqu'un ou quelque chose de " toujours joueur " autant dans le sens amusement ... Que dans le sens du musicien. Roy est pas prêt de l'abandonner celui là !

Âge : Né le 29/03/1994, ce qui lui fait 24 ans pour le moment.

Origines et famille biologique : Tout comme ses équipiers, s'il est les fesses derrière un bureau du SAVES, c'est aussi parce qu'il n'avait nul part où aller. Né dans une bonne famille vénitienne, ayant passé ses 5 premières années de vie dans une famille tout à fait normale à baragouiner de l'italien, il ne sait en revanche pas exactement ce qui l'a amené, enfant, à devoir fuir les frontières italiennes et à se réfugier en Suisse. En réalité, son père était un homme d'affaire pas tout à fait honnête. Ayant détourné des fonds, puis pris la main dans le sac, il a poussé sa famille à s'exiler pour fuir la justice de son pays, lequel ni lui, ni Roy ne reverront jamais. Enfant difficile avec l'âge, fils unique de surcroît, Roy s'est détourné de son paternel quand la justice l'a enfin rattrapé, et lui a demandé des comptes en ruinant les quelques revenus du foyer avant d'être envoyé en prison. Très humilié par la mentalité de son entourage, choqué d'avoir tout perdu, et cherchant sa place dans ce monde, le rouquin désormais francophone a tourné le dos aux siens depuis longtemps. Mais c'est à peine s'il s'en souvient ! Il ne garde qu'un souvenir mitigé de son père, mais aussi de sa mère ayant refait sa vie juste après leur fuite à Berne.

Couleur : Avec un tempérament d'extraverti et de cherche-ennuis, Roy porte la couleur rouge tirant plus sur le cerise ou coquelicot que le sang. Symbole de tout ce qui est chaud bouillant, vivant, dynamique, actif, énergique, volontaire ... La liste est bien longue. Couleur de l'amour, qui se fait voir, on lui prête aussi la colère, la passion, le danger, la violence,  la fête, et de tout ce qui n'est pas sérieux. En somme, tout Roy.

Chiffre : Le numéro 6. On sait que c'est un chiffre du maaaal, symbole de l'imperfection, de l'antiperfection même, associé à Satan, au satanisme, au ... Ouais bon on voit le tableau. C'est le chiffre de l'homme-animal en prise avec ses passions, non conscient de son potentiel divin. Chiffre de l'indécision, on lui trouve tout et son contraire : il est l'impatience, la famille, la compassion, du don artistique.

Animal : C'te grosse feignasse toute mignonne a pour animal le Lion. Probablement pour sa tendance à bailler au corneille !

Pièce du l'Echiquier : Roy est associé au Fou du Roi. 

Grade : Roy a le défaut d'être un tantinet ... Irresponsable. Il n'est pas fait pour mener, et il en a bien conscience, même s'il lui ait déjà arrivé par le passé de jalouser le grade des autres. Il se contente de suivre les ordres, ayant une foi aveugle en son mentor, et ne cherche pas plus loin que sa place de bout en train jovial censé remonter le moral des troupes. Il bosse au poste d'informateur, son rôle étant évidemment de dénicher tout et n'importe quoi, et d'en savoir toujours un peu plus que les autres sur un sujet donné ou une personne. Sa nature curieuse l'aide dans son métier, et il arrive souvent de le rencontrer aux archives ou chez le clan des hackeurs. 

Physique : Le plus petit des trois frangins, rouquin connu pour ne pas connaître le peigne et tout autre accessoires capillaires, on le reconnaît de loin avec ses mèches à l'image de son sens du rangement : en pagaille. Pas franchement taillé pour la lutte, des traits plutôt fins, pour ne pas dire enfantins malgré la vingtaine passée, il comble son physique en ayant adopté au détour d'une mission sous couverture une barbe et une moustache pour être, je cite : " Riche et sexy ! ". Ah, il est censé porter des lunettes aussi, et on peut le voir avec une paire colorée sur le nez de temps en temps, néanmoins il préfère largement les lentilles de contact, plus confortable en mission. Seulement il en porte de couleurs : ne soyez pas surpris de le voir avec les yeux jaunes ou rouges !

Qualités : Roy est avant tout un jeune homme optimiste, guilleret, facile à vivre quand on le connaît un peu et qui ne demande qu'à bien faire. Extraverti, curieux, il a un sens artistique assez prononcé qui fait de lui un bon musicien. Sa maladresse est une qualité, dans la mesure où elle égaye son entourage, qui fait de lui compagnon drôle et attachant.

Défauts : Son principal défaut est contre toute attente sa tendance à être colérique pour un rien. Rancunier, parfois immature dans sa façon de voir les choses ou de faire, il a la fâcheuse manie de fuir les problèmes quand il se sent en danger. Très très mal organisé, pour ne pas dire terriblement bordélique, partager un bureau avec lui devient vitre une épreuve au quotidien. Il manque aussi de confiance en lui, déteste être mis à part, et pas toujours honnête pour ce qui est de reconnaître ses tords.

Psychologie : On peut distinguer chez Roy une nette cassure dans sa mentalité entre l'adolescence et l'âge adulte. Avant de connaître le SAVES, c'était un adolescent compliqué, aimant traîner dans la rue, sécher les cours, s'adonner à des jeux risqués pour le simple fait d'obtenir de la reconnaissance. Or jouer les caïd amène son lot d'admirateurs, bien que ce soit la plupart du temps par la peur. Il se voyait jadis très bien faire partie d'une bande, d'un gang presque, se rebellant contre la société, contre la fatalité, et son propre destin, tout ça pour se sentir enfin comme quelqu'un de respecté, et non pas comme un petit gars roux déshonoré par la vie. Une aspiration qui l'anime encore, bien des années plus tard. Il a aussi longtemps considéré l'agressivité comme une forme supérieure de dialogue, et comme étant le moyen le plus simple et le plus rapide de se faire entendre : une pensée qui là encore ne s'est pas totalement effacée de sa psychologie moderne, bien que ce soit désormais plus par instinct que par conscience qu'il réagisse de la sorte. Marqué par les jeux d'argent, par la suprématie monétaire du monde ayant couru sa famille à sa perte, le Roy adolescent croyait dur comme fer qu'il n'y avait que par la richesse qu'on pouvait avoir respect et reconnaissance ... Il en reste d'ailleurs un peu radin sur les bords.

Concernant son passage à une mentalité plus adulte, il s'est fait laborieusement. Lorsqu'il a été repris en charge par le SAVES et confié aux bons soins de Ralph, Roy n'était pas prêt à s'intégrer, il fallait d'abord le remettre en confiance et lui faire passer la manie de vouloir se montrer supérieur aux autres, la loi du plus fort ayant longtemps influencé ses actes. Un travail de longue haleine sur lui même qui a bouleversé sa vie et sa psychologie, bien plus que n'importe quel autre personnage. Ralph s'est beaucoup occupé de lui seul à seul. Même s'il vaut avouer que Roy n'a pas les capacités de réflexion, d'analyse ou la patience de Lincoln ou de Marth, il a fait avec ses capacités, et a brillé par un autre talent pas moins inutile, celui de l'adaptation. Toute sa psychologie a été bouleversé : il s'est pardonné à lui-même ses erreurs pour pouvoir ensuite reprendre un nouveau départ non plus en marge de la société, mais en son coeur. Sa philosophie repose désormais sur les liens familiaux, et l'importance d'être à l'écoute des autres, Roy étant extrêmement sensible à la cohérence régnant autour de lui. Il est du genre à tendre facilement la main vers ses compagnons, et à rendre service sur n'importe quel dossier, même si ça ne le concerne pas ou s'il est déjà occupé à faire autre chose. Fouineur dans l'âme, parfait au poste d'informateur, il accepte qu'on lui demande de faire des recherches plus ou moins poussées sur tous les sujets du moment que ça file un coup de main. Souvent présent à la machine à café, son petit plaisir pour amuser la galerie consiste à utiliser la touillette fournie avec son gobelet pour partir dans des solos de " Chtouille Dzoing Dzoing " endiablés n'ayant pas d'autres buts que de faire rire la galerie. Fondamentalement, son confort de vie tient en une chose : tant que tout ceux en qui il croit vont bien, il n'a aucune raison de se plaindre. Certes il geint parfois pour des broutilles, mais on ne peut pas lui reprocher d'être bavard sur ses propres problèmes. Il est pipelette parce qu'il croit en ce que Ralph lui a enseigné, c'est à dire que la communication est un excellent moyen de régler des conflits ou des problèmes, ce qui est l'exact contraire de ce qu'il faisait plus jeune. Sa bonne humeur, qui est loin d'être forcée, fait aussi office de pilier dans sa manière de voir les choses : garder le sourire soi-même permet bien souvent de le provoquer chez les autres.

Relations amoureuses : D'après ses propres dires, il n'a jamais été bien souvent amoureux dans sa vie. Peut être deux filles l'ont attiré pendant son adolescence, mais il est tellement timide avec la gente féminine qu'il a tendance à mettre lui-même en échec ses chances de relation. Après la mort de Régis, il a été envoyé un certain temps à Helsinki, où il a fait la connaissance d'une jeune locale artiste et musicienne : Eerika. Il a longtemps voulu cacher son béguin pour elle, mais il s'est casé avec l'aide de Sven et son franc-parler légendaire. Elle a dû rompre après avoir été mêlé à une prise d'otage, forcée par sa famille à s'éloigner de lui. Inutile de dire que Roy en a eu le coeur brisé pendant des semaines ! Heureusement que Sven est là, et qu'il a tout arrangé le mois dernier ... !

Relations courantes : En prenant un peu de maturité, Roy est devenu très sociable, et très franchement on ne lui connaît personne dans la ligne de mir. Il lui faut un rien pour engager la conversation, et un rien pour s'attacher aux gens qui l'entourent, ce qui fait de lui un perso apprécié d'un peu tout le monde. On lui connaît juste une petite rivalité musicale avec Loon, du SIR, mais rien de bien méchant dans la mesure où ils passent maintenant plus de temps à jouer ensemble qu'à se disputer le titre de meilleur musicien SIR-SAVES confondu. Avant d'intégrer le SAVES, il connaissait déjà Marth, ce qui fait qu'ils ont un sentiment de fraternité naturel l'un pour l'autre. Bien sûr il apprécie ses deux autres équipiers, et comme beaucoup d'autres, considère aussi bien Ralph comme son patron que comme son mentor ou ce qui se rapprocherai d'un second père. Il est très sensible à sa place dans le rouage, et bien qu'il ne préfère passer pour un bout en train auprès des autres, c'est très important pour lui de se sentir aimer par ceux qu'il côtoie. 

Goûts : Roy n'a pratiquement d'yeux que pour sa guitare ! La musique a été un élément très important pour lui permettre d'enterrer sa vie d'ado, ça a été un défouloir, et il ne conçoit pas d'arrêter de jouer, c'est son plaisir au quotidien et il a un répertoire plutôt divers du fait qu'il pratique depuis dix ans. Plus gourmand que tous les gourmands du groupe, il passe son temps à manger tout et n'importe quoi : gourmand ne signifie pas gastronome ! Il est dingue de chocolat, et s'enfile à lui seul les réserves de bonbons. Bec à sucre, il ne peut pas non plus se passer de café, dont sa recette préférée reste le Latte Macciatto. A moins qu'il n'adore plus que tout les touillettes, allez savoir ! Très geek, fourré derrière un écran d'ordinateur, il n'est jamais contre une partie de jeu vidéo, et adore être au courant des derniers joujous high-tech. Roy adore aussi faire la tchatche, ça occupe ses journées. En revanche il a une sainte horreur d'être dérangé quand il joue de sa guitare, et quand il perd par mégarde une de ses lentilles par terre, y'a rien de plus chiant à retrouver ! Il déteste aussi qu'on le provoque, il est incapable de garder son sang-froid quand on l'agresse, et ça l'énerve d'autant plus qu'il sait parfaitement que ça ne sert à rien de réagir violemment face à une insulte. En fait Roy c'est un peu le mixe entre Raph et Mickey des Tortues Ninja. 8D

Particularités : Il a une grenouille rainette du nom de Touillette. Oui ça sonne Royesque ! Il a aussi un des bébés chat d'Astarte, nommée Chatouille, pour faire le duo avec la Toutouille ! Attendez vous à ce qu'un jour il craque pour une troisième bestiole qu'il ira appeler Ratatouille. Il est souvent enrhumé, il a le nez assez sensible, et on entend régulièrement Roy renifler lamentablement dans son bureau. Il a des cicatrices sur trois doigts de la main gauche : ils avaient été sectionnés par Régis par représailles, mais il n'en garde pas de séquelles graves.




dimanche 12 janvier 2014

[ Event ] - Décembre 2018 (2)



35h de jeûne n'avaient pas encore eu raison des forces de Ralph. Assis en tailleur à même le sol, poings liés, le plus grand inconfort de sa situation n'était ni la captivité, ni l'humidité ou la température ambiante, mais bien la corde serrant fort ses poignets endoloris accusant le faible flux sanguin et la brûlure que leur causait les liens. Son expérience lui faisait garder son calme, et se contentant de garder les yeux fermés, sa principale occupation se résumait à écouter les allers et retours de ses ravisseurs dont il entendait les pas à l'étage du dessus. Il ne pensait ni à la mort, ni à la douleur, car c'était précisément ce pourquoi on l'avait enfermé, solitaire, dans cette pièce sombre sans fenêtre : pour faire naître dans son esprit l'angoisse des événements futurs. Or Ralph ne leur ferait pas ce plaisir, et pour se détendre, passait le plus clair de son temps à se réciter des chansons des dessins animés Disney. Quand il allait apprendre à sa femme qu'au lieu de stresser comme un dingue à s'imaginer les pires atrocités qu'on puisse lui faire, et la liste était plutôt longue, il revisitait mentalement le concept de karaoké à la sauce conte de fée, elle allait probablement adorer l'idée de chanter " Soyez Prêtes " au nez de ses bourreaux, avec l'accent qui va avec.

Il esquissa un sourire amusé. Ne pas perde ses moyens dans une situation difficile relevait de la bravoure. Mais rire de sa propre bêtise face au manque de sérieux dont il faisait preuve en l'instant précis était estampillé du logo " Sandra ". Jadis, il aurait pu éprouver de l'angoisse, retenir son souffle au moindre mouvement suspect, craindre pour sa vie, serrer les dents face à l'humiliation de la situation ... Mais plus maintenant. Non pas qu'il n'ait plus du tout peur, car pour entretenir un niveau d'éveil minimum, il se devait d'entretenir l'adrénaline coulant dans ses veines. Mais il était tellement plus amusant de penser à ce que d'autres, en l'occurrence Sandra, lui avaient apporté en cas de prise d'otage qu'il ne pouvait s'empêcher de fredonner " Hakuna Matata " pour ne pas péter un plomb, ajoutant dans un coin de sa tête que l'ironie n'était pas une mauvaise arme face à l'adversité.

Une démarche lourde attira son attention au milieu du refrain de " Comme un Homme ". Tournant tête et buste vers l'unique porte d'entrée et de sortie de la remise, le reste de son corps orienté vers le mur, il tendit l'oreille pour savoir si quelqu'un comptait rentrer dans sa prison de fortune pour lui parler. Car depuis toutes ces heures, Ralph ne savait même pas pourquoi et pour qui on lui avait envoyé un comité d'accueil ayant pris le risque de se déplacer de jour avec un otage. Bien sûr, il avait eu tout le temps de fomenter ses propres hypothèses, et il n'ignorait pas que tout cela devait avoir un rapport avec l'alléchante récompense mise sur sa tête depuis qu'il débusqué un bon vieux scandale de chantage au sein même de la 3ème. Depuis, il avait la curieuse impression d'être un gibier lâché en territoire hostile, courant à l'aveugle pour éviter de ne rentrer sur le territoire de l'un de ses trois vieux démons. L'ex-directeur du SAVES n'ignorait pas non plus être un pion-clé du jeu que se livraient ses adversaires entre eux, et bon nombre de ses collègues et amis pensaient, à raison, qu'il finirai par se faire exécuter pour alimenter cette bonne vieille roue de la vengeance. Mais dans le cas présent, si l'un ou l'autre de ses adversaires avait voulu le voir mort, il n'aurait pas attendu des heures durant pour se faire. Ils attendaient probablement quelque chose de lui. Ce qui ne laissant pas beaucoup de doute quand au fait qu'il allait bientôt passer un mauvais quart d'heure.

La porte de sa cellule improvisée s'entrouvrit lentement, brisant le silence des lieux par un grincement long, plaintif, et peu agréable à ses oreilles. Ralph, toujours tourné à moitié seulement, toisa du coin de l'oeil l'un des hommes dont il avait eu le déplaisir de faire la connaissance au terme d'un remue ménage musclé à l'appartement. Peut être cherchait-il à l'impressionner avec son air hautain et son sourire mielleux. Le même genre de sourire que ferait un type impatient de partager une blague impayable avec un bon ami. Le sadisme en plus. Un rictus amusé que ne partageait pas son otage, impassible, scrutant sans un mot la folie du clan rival, dont il ne pouvait pas ignorer qu'il était en partie la source et l'inspiration. Un silence étrange pesa sur les deux hommes l'espace d'un instant ... Un silence mué d'une réflexion de la part des deux partis. Mais Ralph n'avait aucune envie de savoir, au vu de la lueur d'intérêt luisant dans l'oeil du type, à quoi il pouvait bien penser en le dévisageant comme ça. Laissant la porte ouverte pour avoir de la lumière en cette fin de journée, l'homme fit deux pas vers son otage, se donnant l'air de maîtriser la situation avant de prendre la parole d'un ton plus méprisant qu'autoritaire.

" 35h, et personne pour venir nous supplier. Où est donc votre famille, Votre Majesté ? "

Pour toute réponse, le brun haussa un sourcil. Ce n'était ni pour exprimer de la déception, ni pour contredire le fait qu'il demeurait encore tout seul dans la pénombre : en réalité, il était plus étonné que surpris d'être affublé du sobriquet " Sa Majesté ". Un tic de langage, ici une insulte sans aucun doute, qui ne pouvait pas venir d'ailleurs que du clan de Lowell, lui même hérité de celui de Régis. Il n'y avait que cette bande de fanatiques pour hiérarchiser le SAVES, et le classer comme étant le Roi blanc de l'échiquier. Ainsi avait-il au moins appris une chose, il était actuellement entre les mains du successeur attitré du Loup Rouge ... Ce qui ne l'empêcha pas de garder le silence face à la question. Son bourreau ne s'en agaça pas, tout au contraire, et se mit à sourire plus que nécessaire pour faire comprendre à son otage qu'il attendait une telle réaction de sa part. Ralph pu se faire une idée plus précise des traits de son agresseur lorsque ce dernier se mit à lui tourner autour, pas après pas, ses petits yeux noirs cernés le fixant avec insistance. A vue de nez, l'homme était un peu plus grand que lui. La quarantaine passée sans aucun doute, et dont la principale qualité devait être un manque de scrupule dans les boulots qu'on lui confiait. Souvent, le brun s'était demandé quel plaisir pouvait retirer une âme en peine à faire souffrir physiquement et mentalement son prochain. Pour le comprendre, encore fallait-il avait goûté un jour à ce sentiment de puissance décrit par ces fous. Or pour Ralph, ce n'était pas le cas, et l'incompréhension ne pouvait que régner en cet instant.

" - Il est un peu tard maintenant. On va devoir inciter la famille royale à bouger un petit doigt pour son Roi.
- Est-ce là votre objectif ? Soutirer de l'argent ? Je sais que Sandra a touché le gros lot, mais j'ai toujours cru jusqu'à présent que le camp adverse avait toujours plus de petites coupures que nous. Après tout, il est plus simple de salir de l'argent que de le blanchir, mais vous concernant il ... "

Un rire amusé le coupa dans son élan sarcastique. L'homme, qui s'était à présent arrêté de tourner tel un vautour cherchant le meilleur angle d'attaque pour dévorer sa proie à l'agonie, tendit sa main osseuse et empoigna une touffe de cheveux, qu'il tira vers l'arrière, obligeant automatiquement Ralph à lever le menton.

" - Belle imitation. La teinture, le tatouage, le style ... Tout était parfaitement calculé pour faire passer le Roi pour plus que ce qu'il n'est. Maître Lowell a apprécié. Et il m'a demandé d'ailleurs de vous faire un cadeau. "

Dans une position inconfortable, la gorge découverte, la nuque ployée vers l'arrière, Ralph vit du coin de l'oeil son bourreau plonger sa main libre dans une de ses poches, pour venir en sortir quelque chose que dans un premier temps, le brun ne vit pas. Il devina, lorsque les doigts noueux et usés à la besogne de l'homme repassèrent devant ses yeux, que ce mystérieux cadeau était en réalité à moitié transparent, petit et ovale comme ...

Une lentille de contact.

Il garda le silence, l'allusion était de toute manière évidente. Lors de cette soirée qui lui valait d'avoir les cheveux teintés en noir, il en avait portée des similaires. Une de couleur bleue. L'autre de couleur rouge, véritable marque de fabrique du clan de Régis en plus du tatouage. Le sourire du type n'en fut que plus grand. Méticuleusement, il prit la lentille entre son pouce et son index, et tenant fermement la tête de sa victime basculée vers l'arrière, il plongea les doigts directement sur son oeil droit. Ralph, histoire de retarder l'obtention de ce cher cadeau empoisonné, ferma l'oeil dans l'espoir d'agacer son tortionnaire. Bientôt, il dû renoncer à se défendre, comprenant qu'il risquait d'être éborgné sous peu avec ce rustre enfonçant son index gras sous sa paupière supérieure. L'indélicatesse de son ophtalmo de fortune lui valut de gémir de douleur lorsqu'il lui écrasa l'objet droit dans l'oeil, et qu'il tenta de la centrer lui même, lui raclant la sclère au passage. Une désagréable sensation de brûlure le prit une fois le cadeau remis : son oeil pleurant bientôt sa douleur lui fit réaliser que quelque chose n'allait pas.

De quoi était enduite la lentille ?

Il l'ignorait, mais la pénible sensation d'avoir l'oeil cerclé d'aiguilles lui rappela entre quelles mains il venait de tomber. Plissant les yeux, il distingua une fois la poigne lui maintenant la tête jetée en arrière relâchée, que son bourreau était en train d'installer du matériel numérique juste derrière lui, à la lumière d'un jour à peine présent. Il alluma la seule ampoule présente dans cette pièce lugubre, aveuglant au passant un peu plus le brun, et se mit, en sifflant, à installer une caméra sur trépieds en plein centre de ce qui allait devenir sous peu sa salle de torture personnelle.
D'interminables minutes passèrent, le seul bruit notable restant le boucan que faisait le type pour installer une pauvre caméra refusant de tenir sur trois pieds. Quelques jurons, l'aide d'une bande de scotch souple, et une nouvelle galère pour trouver une prise susceptible d'être utilisable retardèrent le début des hostilités. Ralph, qui se doutait que tout ceci ne présageait rien d'autre qu'une séance d'interrogatoire ayant pour but d'impressionner ennemis et alliés, préféra museler son instinct pessimiste pour s'éviter d'appréhender le moindre traitement. Il suivait du regard les déplacements de l'homme, espérant rester le plus neutre que possible, se contentant simplement d'hausser un sourcil chaque fois qu'il était gratifié d'un sourire mesquin le prévenant qu'il allait se passer quelque chose incessamment sous peu.

Lorsqu'il eu enfin terminé son effroyable bataille contre le monde numérique sauvage, le visage rougis par le froid et l'effort, le bourreau se tourna envers vers sa victime dans l'espoir de lire, enfin, de la peur au fond de sa pupille. De toute évidence déçu par l'absence d'émotion dans l'expression du brun, il passe à la vitesse supérieure : contrairement à ce que Ralph pensait, il n'allait pas faire face à la caméra. L'empoignant par les épaules, le forçant à se mettre sur ses pieds, l'homme entreprit de la plaquer brutalement et de tout son poids contre le mur du fond. Son front heurta la pierre froide, ses phalanges émettant un craquement sec lorsqu'elles s'écorchèrent contre. Grognant, écrasé tout entier par une carrure nettement supérieur à la sienne, le brun ne se débattit pas, ayant rapidement compris que la moindre velléité d'engager un combat au corps à corps risquait de lui coûter un bras, ou pire, de se retrouver le nez éclaté contre le mur. Une perspective peu alléchante, dans la mesure où ce qui l'attendait risquait d'être bien supérieur à une simple fracture du nez. Autant préserver ses chances de survie, et ne pas se donner l'excuse d'avoir du rab sur sa future facture d'hospitalisation. Il ronfla, remuant juste les épaules en signe de protestation, et se vit manipuler comme un pantin désarticulé par son future tortionnaire. Il lui fit lever les deux bras juste au dessus de la tête, les poignets toujours solidement attachés, qu'il relia à une corde pendant mollement au bout d'une poulie rouillée au plafond. Convaincu que sa cible ne bougerait plus, mais se méfiant tout de même d'une réaction violente venant de son jeu de jambe, l'homme relâcha sa poigne contre sa nuque, et termina de s'assurer d'avoir les mains libres en lui écrasant les deux chevilles du plat de ses chaussures. Ce à quoi, plongeant la main dans l'autre poche de son manteau, il en trifouilla le contenu quelques secondes avant d'empoigner le bas de la veste de son otage.

Ce n'est qu'en sentant le courant d'air froid remontant le long de sa colonne vertébrale que Ralph réalisa que le type était en train de le déshabiller à la manière forte.

Découpant littéralement veste et chemise avec une paire de ciseaux dont le Roi pouvait sentir la lame l'érafler de temps en temps, le bourreau s'appliqua à suivre les coutures du dos et des manches afin de séparer le tissus en deux morceaux, tel un patron que l'on déplie avant assemblage. Arrachant sèchement tout ce qui lui résistait, Ralph se retrouva bientôt torse nu, ses muscles se crispant brutalement face au froid nouveau mordant sa peau. Un frisson, d'abord, lui donna la chair de poule, puis bientôt, son corps tout entier se mit à grelotter, peu habitué à résister à de basses températures sans rien sur le dos. Serrant les dents, sa fierté légèrement entamée face au ridicule de la situation, le brun regardait par dessus son épaule pour tenter de lire l'expression de celui qui devait probablement exécuter des ordres précis. Mais son oeil pleurant toujours, la paupière enflée à la suite de la brutalité avec laquelle on lui avait sommé de porter une lentille du clan, il ne distinguait pas grand chose de concret. Alors qu'il s'attendait à une quelconque réflexion ou commentaire piquant sur la tournure des événements, Ralph eut un sursaut autant surpris qu'inconsciemment désobligé lorsqu'il sentit deux doigts retracer la ligne irrégulière mais sensible de sa cicatrice. Celle qu'il portait sur la poitrine, témoignage de son accident l'an passé, et du fait qu'il avait passé six bonnes heures avec un tableau de bord broyé enfoncé en diagonale à hauteur du plexus solaire. Il n'avait pas à proprement dit " mal ", mais la sensation restait malgré tout désagréable. Non pas qu'il s'attende au contraire ... Pour l'heure, il ne comprenait même pas pourquoi le type venait de s'autoriser cette fantaisie. Assuré d'avoir capté son attention, le concerné eu un rire léger.

" Celle là vient du clan d'Arès. Un essai raté. Une erreur. Le témoignage d'un cuisant échec ... Qu'est ce que ça fait, d'être le symbole vivant de l'incompétence de quelqu'un ? "

Le bref silence indiquant probablement que Ralph se devait de répondre à la question, il souffla entre ses dents qu'il ne ressentait absolument rien de tout cela, et que ça lui était égal. Si entre eux, Arès et Lowell considéraient que cette cicatrice n'avait pas lieu d'être, lui n'était pas plus ému que ça dans la mesure où c'était au final peu cher payé pour avoir survécu à cette tentative ouverte d'assassinat.

" Pour nous, c'est une provocation. Cette cicatrice existe, et pour vous, c'est juste un petit rappel de ce qui peut arriver à tout moment. C'est pourquoi Maître Lowell a décidé que c'était un bon terrain de vengeance. Arès est un tyran, même pour nous. Alors nous voulons lui renvoyer le même message ... En mieux. "

L'adrénaline augmenta d'un cran l'appréhension. Tout ceci n'avait aucun sens ... Ces mots, cette phrase, cette idée n'avait absolument aucune logique. Pourtant, à travers l'argumentation douteuse de ce représentant du Loup Rouge, Ralph venait d'y comprendre qu'il allait servir de papier pour narguer le clan d'Arès. La question était maintenant ... Quel genre d'encre allait-il utiliser ?

Et quelque chose lui disait qu'il allait en employer une aussi indélébile que la cicatrice qu'il avait gracieusement reçue d'Arès.

vendredi 10 janvier 2014

[ Journal Cuba Acte III ] - Deuxième Partie

Le jour se lève et le temps nous est précieux. J'ignore si c'est de l'ordre de la paranoïa ou si notre prudence est avisée, mais partager nos nuits en deux temps est une sécurité paradoxalement nécessaire pour garder un brin de lucidité dans ce milieu silencieusement hostile. Nous ne craignons pas grand chose de jour, cette maudite ville étant relativement agréable et touristique, assez pour que les autorités locales ne s'encombrent pas avec une affaire d'assassinat publique : la Riscatto elle-même avait tendance à ne se déployer aux grandes heures qu'en cas d'extrême urgence. En attendant, j'avais convenu avec mon partenaire d'infortune que nous n'étions pas là uniquement pour rattraper des années de frustration, et qu'il nous fallait monter la garde à tour de rôle pour éviter quelques mauvaises surprises. Mon horloge biologique ne faisant pas de moi une couche-tard particulièrement accomplie mais plutôt une lève-tôt finissant rarement ses nuits, je prenais donc la responsabilité de garder l'oeil ouvert entre 4h et 8h du matin. Lunis s'occupait de veiller durant les quatre petites heures précédentes, et jusqu'à présent nous n'avions pas eu le moindre problème à signaler. Je devais même admettre que regarder le soleil se lever à la fenêtre avait quelque chose de ... Réconfortant ... Et que je ratais jamais ces quelques minutes quotidiennes. Il était tôt, le soleil dans ces contrées se levant peu avant 7h durant la première moitié du mois de juillet, et ma foi ce plaisir simple convenait à mon esprit embué et solitaire en mal de sensations bien vivantes pour combler sa douleur et sa lassitude.

Toujours dérangé par les premiers rayons de lumière filant sans peine dans la petite pièce dépourvue de rideaux ou de volets viables, j'entendais pratiquement à la même heure mon partenaire se retourner dans le lit. Ces années creuses, loin de ma famille, avaient eu le curieux effet de me faire oublier les détails drôles ou agaçants que l'on pouvait croiser au détour de la vie commune. En l'occurrence, j'avais tous les matins un paresseux grogneur et grommelant en guise de compagnie, et le temps qu'il trouve une position viable et à l'abri du soleil, son panel de marmonnements masculins allant crescendo était d'un ridicule déconcertant pour ma nature silencieuse. Je n'avais pas le coeur à rire, mais son numéro étirait un sourire amusé sur mes lèvres. Un détail qu'il savait pertinemment. Et le jeu ne trouvait son existence que dans son aboutissement : rire ou sourire était un remède contre la solitude, et nous prévenait beaucoup contre le stress et l'adrénaline. Ce n'était sans doute rien. Mais pour nous deux, ou tout du moins pour moi qui cherchais de la compagnie et par dessus tout un confident, cela valait son pesant d'or.

Il y avait un parfum de déjà-vu tous les matins. Outre le fait que je sois toujours debout face à la fenêtre pour voir s'animer la ville aux premières lueurs du jour, et que mon équipier soit à la même heure en train de livrer bataille contre la lumière naissante, il me posait toujours la même question une fois le silence retombé et le soleil un peu plus haut sur l'horizon. Seule les modulations de sa voix variaient d'un jour à l'autre.

" Et maintenant que le soleil est levé, tu ne voudrais pas te recoucher ? "

Tantôt son ton était emprunt d'une certaine lassitude. Tantôt j'y décelais une pointe d'amertume. Chaque jour un nouveau sentiment : parfois de la sincérité, parfois une forme de supplication. Il n'appuyait pas toujours de la même façon sur les différents termes de sa phrase, et je savais qu'il cherchait la formulation qui me ferait céder à l'envie de le rejoindre. J'admirai plus sa patience à analyser différents effets de style que sa stratégie en elle-même. Car, inlassablement, je lui répondais non. Je le faisais même parfois à l'encontre de ce que je souhaitais réellement, dans l'unique but que le lendemain, j'entende à nouveau la même question sur un ton différent. J'avais adopté ce rituel matinal ... Et contre toute attente, il finirait tôt ou tard par me manquer.

Néanmoins ce matin là quelque chose devait changer et je le sentais. La journée s'annonçait longue, voire pénible en certains points, et je n'étais pas bien sûre d'être préparée à toutes les éventualités qui risquaient de se présenter à moi. Je crois qu'un fond de culpabilité avait resurgi dans un coin de ma tête la veille, et je n'arrivais pas à m'en débarrasser même après quelques heures de sommeil et de réflexion. Je n'oubliais pas que je n'avais jamais invité Lunis à venir ici. Non, j'étais contre. Totalement contre et en bras de fer avec son caractère buté pour l'empêcher d'être plus fou que je ne l'étais en décidant de mettre les pieds dans cette histoire. Mais je n'avais pas réussi à décourager sa loyauté légendaire, ni à le convaincre qu'il était plus utile à la maison que sur ce sol hostile. Il m'avait suivi dans cette galère de force, et tout autant que sa présence avait quelque chose de terriblement rassurant à mes côtés, il me posait de sérieux problèmes de conscience. Je devais trouver un moyen de lui éviter de finir abattu à la première occasion. Trouver comment passer outre la récompense misée sur sa tête parmi la pègre, et effacer son nom de la liste noire de cette bande de mafieux. Seulement j'ignorai en premier lieu si ma propre présence dans leur organisation allait leur poser problème ... En partant du principe que j'avais une chance de m'éviter l'exécution sommaire, j'avais encore la responsabilité de la vie ou de la mort de mon compagnon. Un poids non négligeable sur mes épaules fragiles ...

Le seul moyen viable de justifier sa présence à mes côtés serait de faire d'abord passer la vérité pour un mensonge, puis de retourner ma veste. En d'autres termes de le faire passer pour mon petit ami ... A sens unique. On avait déjà peine à démêler les noeuds de notre relation privée sur du long terme. Là je sentais d'office qu'on devait avoir une longue discussion à ce sujet pour éviter un malheureux malentendu sur le terrain. Alors contre toute attente, sachant que nous n'avions pas vraiment de moment " à nous " et que c'était de leur rareté qu'on tirait une grande partie de notre affection réciproque, je me suis glissé à ma place, côté gauche du lit. Je m'étais promise que ce troisième voyage sur le sol cubain signerait aussi des retrouvailles entre nos deux âmes blessées par trois années d'errance. Mais se redonner une chance dans ces conditions avait quelque chose d'étrangement attirant, et je ne pouvais pas m'empêcher de penser que nous n'aurions pas pu avoir de cadre aussi parfait pour mettre à l'épreuve nos sentiments. En l'instant, alors que je fixais son seul oeil sortant de sous l'oreiller brillant d'une lueur triomphale mais silencieuse, je pensais en parallèle qu'il allait me falloir faire un effort considérable pour assurer notre future couverture qui promettait d'être complexe et violente. Seulement un élan de frustration, mué en désir par je ne savais quel miracle, balaya ma crainte et mes pensées et me poussa directement à me rapprocher de Lunis. Ce dernier n'eut qu'à tendre le bras pour combler la dernière distance nous séparant corps et âme.

Enfin, j'allais réapprendre à aimer.



jeudi 9 janvier 2014

[ Event ] - Décembre 2018 (1)

Contexte : Décembre 2018. Ralph et Sandra, qui hébergent Lincoln depuis son retour en France, prennent quelques vacances avec ce dernier, leurs deux enfants, et Morgane qui souhaite leur filer un coup de main. Direction Cauterets, un petit patelin des Pyrénées, en vue de profiter de l'air de la montagne, des thermes, et éventuellement des pistes de ski. Peu après leur départ éclate un scandale médiatique inhabituel au SAVES, visant à mettre à mal l'image de l'organisation, et plus particulièrement de Ralph qui se voit accusé d'abus sexuels sur ses subalternes. Ne pouvant pas se défendre pour cause de prise d'otage simultanée, l'ex-patron du SAVES se laisse donner en pâture aux médias qui se révèlent manipulés par un membre proche de la Riscatto cubaine connu sous le nom de Joshua " L’Écarlate ". Il se laisse convaincre de ne pas écourter ses vacances, mais l'opération de Joshua déplaît fortement aux deux autres personnes voulant la tête du brun : Lowell, sans l'aval d'Arès, contre-attaque à son tour et utilise Ralph pour s'imposer face à ses rivaux. Devenu instrument de la guerre entre Arès, Lowell et Joshua, le Loup Brun est enlevé de jour, et sa femme décide de braver le froid - fait notable - pour dérouiller son instinct de survie et empêcher Lowell de surenchérir face à Joshua, ce qui pourrait bien coûter la tête du père de ses enfants.

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A partir de combien d'heure d'absence peut-on déclarer quelqu'un de " disparu ", et combien d'autres doit-on attendre avant que ne se meure l'espoir de le revoir en vie ... ?

Sandra comptait mentalement 34h sans aucune nouvelle, ne se basant que sur l'orientation tardive du soleil pour alimenter son inquiétude. Debout, immobile, perchée sur le point culminant le plus haut qu'elle ait pu trouver dans les environs, la brune embrassait du regard le paysage blanc s'offrant à sa vue sans éprouver le moindre plaisir face à l'immensité du monde. Le commun des mortels se sentirait petit, insignifiant face à ces montagnes épurées par la neige. Tout au contraire, Sandra, bien que perdue et agacée par la disparition brutale de son mari, se sentait capable de rivaliser avec l'orgueil de la nature elle-même. Réajustant le col de sa doudoune bleue, transie de froid par des heures d'errance dans ces montagnes, elle chercha à s'orienter pour redescendre vers le village voisin qu'elle apercevait à deux kilomètres à peine si elle traversait bois. Elle remerciait le ciel de connaître les environs de longue date, sans quoi la panique l'aurait peut être prise lorsqu'en rentrant à l'appartement loué pour l'occasion des fêtes, elle n'y avait trouvé qu'un mot, du sang, et un demi-adulte apeuré par la cruauté des hommes et la rançon de la vengeance. La commissaire n'avait pas non plus de scrupule à avoir laissé Lunis tout seul depuis douze heures : elle était convaincu que l'expérience avait été un choc, mais qu'en le laissant réfléchir assez longtemps pour réveiller en lui un instinct de fouineur jadis très prononcé, il allait finir par relativiser.
Néanmoins, elle commençait à avoir des inquiétudes pour ses enfants. Quand bien même sa mère avait accouru pour prendre en charge les jumeaux d'à peine trois mois, son instinct maternel personnel la titillait. Et ce dernier était à double tranchant au vue de la zizanie qui régnait dans ses pensées depuis trente quatre interminables heures. D'un côté, elle mourrait d'envie d'aller s'enquérir de l'état de ses bébés, et de rester à leur côté en pensant au retour éventuel de ceux qui avaient déjà forcé la porte d'entrée avec perte et fracas. De l'autre, sa loyauté envers l'homme qu'elle aimait la poussait à rester là, pistant la trace des trois inconnus ayant osé faire irruption dans leur royaume.

" C'est con parfois, l'instinct ... " murmura-t-elle à voix basse, plongée dans une profonde réflexion intérieure la faisant débattre sur la façon dont elle allait redescendre de son perchoir sans finir les fesses dans la neige avant la nuit. Elle avait une sainte horreur du froid. Et sa présence dehors était en soi une énorme preuve de fidélité envers son mari, même s'il n'était pas là pour apprécier la perspective, pourtant flatteuse. Levant le nez vers le ciel pour juger de si la neige avait déjà commencé à tomber, Sandra ronfla en constatant qu'elle perdrait les traces de ses cibles s'il prenait à la météo de s'emmêler. Un dernier coup d'oeil à la vallée, repérant pour la cinquième fois au moins les traces de pneus qui l'avaient intéressé toute la journée en contrebas de sa position, elle décida de tirer mentalement à shifumi de son sort. Et le hasard lui flanqua un coup de pied au cul quand il décida qu'il n'était pas encore l'heure pour elle de rentrer au bercail pour se couler un bon bain chaud et plonger le nez dans un Nesquik brûlant : elle consentit à s'éloigner encore un peu de son foyer de fortune pour longer les traces boueuses du 4x4 qui avait brisé son séjour en amoureux à la neige.

A quoi rimait cette mascarade ? Cette question ne quittait que peu son esprit. Ralph, pilier du SAVES, avait de nombreux ennemis depuis des années. On avait déjà essayé de le tuer, de le mutiler, de le rendre incapable de gouverner, de lui briser le coeur même. Et c'était exactement ce que quelqu'un avait tenté de faire ces derniers jours en salissant publiquement sa réputation, une grande première pour la maison qui essuyait son premier calvaire télévisuel. Ce Joshua avait du répondant, et sa tactique de prendre en otage la protégée de Ralph en prétextant qu'elle avait quitté son professeur à la suite d'une agression sexuelle n'était pas aussi rocambolesque que certains le pensaient. Pour sûr, une enquête allait être ouverte pour découvrir si oui ou non ces faits divers sordides avaient bien existé. Mais pourquoi irait-il enlever Ralph s'il voulait avant tout le discréditer ? Cette hypothèse n'avait aucun sens. C'est pourquoi Sandra, avec toute l'expérience du métier dont elle disposait, penchait plutôt vers un coup monté. Trois ennemis se dessinaient sur leur horizon depuis quelques mois, trois dangers différents, se livrant bataille entre eux par dessus le marché. Si ce Joshua avait promis d'envoyer Ralph en prison pour proxénétisme aggravé et agression sexuelle par abus de pouvoir, c'était qu'un des deux autres cinglé avait décidé de lui renvoyer le message suivant : " Toi, tu l'envois en prison, mais moi je suis capable de l'enlever vivant en pleine journée sans laisser de trace ". Pour peu que le troisième se joigne au délire, Sandra doutait de revoir son homme vivant.

Une bonne demi-heure s'écoula sous le silence de la montagne. Sandra, dont les pensées vagabondes oscillaient entre sa liste de course et les raisons ayant conduits à ce nouveau mystère, ne quittait pourtant pas des yeux les sillons de neige fondue qu'elle longeait depuis tantôt. Elle ne s'arrêtait que pour s'orienter par rapport à la vallée qu'elle avait quitté, ou remonter son col pour la énième fois en repoussant l'image d'une tasse à café servie avec des petits gâteaux au coin du feu. Dieu qu'elle haïssait le froid, et ne manquait pas de se le répéter à chaque fois que l'occasion se présentait à elle. Et ce n'était un secret pour personne. Combien de fois la brune n'avait-elle pas reçu un seau d'eau froide sur la tête ? Quand elle n'était pas enfermée dans une chambre froide ou obligée de sauter elle-même dans une mer à dix degrés ... On est vilain ou on ne l'est pas.
S'occupant l'esprit, ignorant la lumière crépusculaire descendant sous les silhouettes de roches l'encerclant, Sandra marcha encore un bon quart d'heure avant d'être enfin récompensée de ses pénibles efforts à braver le vent froid et la neige molle. Ce n'était pas dans son credo personnel de s'angoisser à s'en faire des films plus ou moins crédibles. S'il était acquis qu'elle éprouvait une certaine anxiété quand à l'état de son compagnon quand elle poserait ses bottes à ses côtés, chose humaine après réflexion, un tel état d'esprit aurait freiné son jugement. Le pire ennemi dans le métier restait la panique, la perte de contrôle émotionnel ne pouvant que vouer à l'échec toute tentative d'être lucide.

Elle connaissait deux cas de figure particulièrement dangereux.

Le premier, qu'elle évitait en ce moment même, consistait à céder à ses sentiments. Amour et travail ne faisait de toute évidence pas bon ménage pour des esprits jeunes et volages. A contrecoeur, elle s'avoua n'être plus aussi jeune que jadis, mais elle se fit un doigt d'honneur mental en se rétorquant à elle-même qu'elle en tirait au moins l'expérience qui lui était dû. Ce à quoi, la commissaire dû dans la foulée émettre une objection en se rappelant qu'en l'état, elle était toute seule face à l'inconnu. Ce qui revenait à braver LA règle des règles, le sacro-saint credo de la maison stipulant qu'un danger n'arrivant jamais seul, il ne fallait jamais être soi-même seul pour l'affronter. Il y avait donc égalité entre elle et sa conscience pour le moment.

Le second cas de figure dangereux, pour ne pas dire suicidaire, était alimenté par l'esprit de vengeance. Celui là même qui faisait battre les coeurs depuis des décennies, et qui à son goût avait engendré pas moins de 4 morts sur la roue, dans l'ordre : Annaelle, la Reine, Aurel, le Roi, James, le Renégat, et Régis, l'Exilé. A cela pouvait s'ajouter le pauvre Sceyne, qui n'avait probablement rien demandé de plus sinon vivre la vie qu'il avait choisi, et dont la malchance avait été d'en savoir trop sur des sujets trop sensibles. En d'autres termes il y avait pratiquement égalité entre les deux camps s'affrontant depuis deux générations. Et Sandra n'allait pas attendre que le prochain mort se présente à elle, surtout que tout son camp s'attendait depuis quelques temps déjà à ce que le prochain de la liste soit le fils du Roi.

Ralph.

La brune s'apprêtait à se lancer une une autre de ses objections piquantes lorsqu'une lueur vive, mais brève, vint heurter la sensibilité de son champ de vision. S'arrêtant, constatant en serrant les dents qu'elle n'avait aucun endroit où se mettre à l'abri de la vue d'un potentiel inconnu rôdant dans les parages, elle balaya rapidement du regard tout son côté droit, espérant apercevoir à nouveau la lumière qu'elle avait cru venir de là. Prudente, elle décida de contourner l'orée qui s'offrait à elle, et de jeter un oeil à ce qu'il pouvait bien cacher sans débarquer de front dans l'épaisse couche d'aiguilles risquant de ralentir un potentiel repli stratégique. Glissant sur la neige, légèrement baissée de manière à se fondre à hauteur d'un demi-tronc, l'adrénaline lui arracha un sourire victorieux lorsqu'elle comprit qu'elle venait de retrouver la voiture qu'elle avait eu tant de mal à pister toute la sainte journée. S'approchant encore, ignorant ce qu'il pouvait bien y avoir derrière ce 4x4 noire prenant toute sa vue, Sandra tendit la main pour venir la poser sur la capot du véhicule. Le moteur, à son grand soulagement, était froid. Même si la température était loin d'être torride, un regard dans l'habitacle confirma sa théorie : il n'avait pas servi depuis des heures, ce qui pouvait supposer que son ou ses propriétaires étaient terrés par très loin de sa position. Elle ne vit aucune trace de sang ou de lutte à l'intérieur, ce qui eu pour effet d'apaiser le fond de crainte qui s'était réveillé lorsqu'elle avait posé les yeux sur la carrosserie.

Contournant par l'avant le cylindré, toujours à demi-pliée en deux pour ne pas se trahir au moindre coup de vent, elle découvrit avec excitation que ce qu'elle n'avait pas réussi à distinguer clairement tantôt était en réalité une cabane de garde-chasse, ou un truc dans le genre au vue de la vétusté des lieux paumés en pleine montagne. Le flash de lumière qui avait capté son attention était en réalité l'oeuvre de la télévision et de quelque chaîne psychédélique à ne regarder que si on a l'estomac solide et la certitude de ne pas être épileptique pour autant. Quoiqu'il soit en train de regarder, probablement un porno d'ailleurs, le type qui avait eu envie de se détendre dans un fauteuil avec une bière et du saucisson venait de lui filer un bon coup de pouce. Remerciant sa bonne étoile, Sandra entreprit de faire le tour de la maisonnée, non sans jeter quelques coups d'oeil aux fenêtres afin, peut être, de monter un plan digne de ce nom. Encore fallait-il qu'elle soit au bon endroit, car aussi téméraire et inconsciente qu'elle soit, la belle n'avait aucune envie de faire faire une crise cardiaque au pépé du coin dînant devant Question pour un Champion ...

[ Disclamer : Ce personnage m'appartient, ce texte m'appartient, cette image m'appartient. L'ensemble ou chaque élément séparé ne doit en aucun cas être utilisé sans ma permission. ]

mercredi 8 janvier 2014

[ Fiche Personnage ] - Lincoln






Noms : Lincoln Timothy Matthew Reagan ... Pour son nom d'origine tout du moins. 

Origine des noms : Avant d'être le nom d'un célèbre personnage historique, Lincoln est le nom d'une ville anglaise, elle-même venant du latin dont on peut traduire le sens par " Le lac ". Et, contre toute attente, Lincoln est d'origine ... Espagnole. Le prénom Timothy, d'origine anglaise, vient lui du grec et signifie " Celui qui honore les Dieux ". Enfin, Matthew, lui aussi bien anglais, vient de l'hébreu " Don des Dieux ". Si on met tout ça bout à bout, ça donne un truc du genre " Né par les Dieux, pour les Dieux ". Franchement celui qui ne voit pas l'allusion qui est grosse comme une maison, c'est un miracle. Bien sûr que je voulais rendre hommage au héros d'Ocarina of Time, mais " Link " ça ne se porte pas IRL, voilà.

Surnoms : Et ben " Link ", comme par hasard. Faut dire qu'il est blond aux yeux bleus, ah ah. Mais je vous rassure la comparaison s'arrête ici, c'est un hommage, pas un copier/coller ! Son autre surnom, directement tiré de son nom de code, reste " Lunis " ... Echo à sa troisième appellation : Chien de Garde. Ah, oui ... Ne l'appelez JAMAIS blondy ou blondinet.

Nom de Code : Astérion Lunis, un nom hérité de Ralph et non d'Aurel. Astérion est l'ancien nom de la deuxième étoile la plus brillante de la constellation du Chien de Chasse [ Chara ], elle représente l'un des deux chiens du Bouvier. Quand à Lunis, cela vient de la contraction entre " Canis " et " Lupus ", littéralement le " Chien Loup ". Il n'a jamais changé de nom de code contrairement aux autres.

Âge : Né le 21/11/1992, ce qui lui fait 27 ans déjà. 
Petite note : le 21 novembre est le jour de sortie d'Ocarina of Time au Japon !

Origines et famille biologique : Il ne fait aucun doute que Link est d'origine étrangère. Né à Dublin en Irlande d'un père américain et d'une mère irlandaise, c'est à peu près tout ce qu'il sait de ses origines. Ses parents décédés, le petit garçon abandonné sans réel souvenir de sa vie d'antan et élevé les trois premières années de sa vie auprès de sa marraine aux environs de Saintes, s'est retrouvé à l'orphelinat dès sa 4ème année de vie. Il ignore même comment il a bien pu se retrouver sur le chemin d'Aurel et atterrir dans les papiers du SAVES : Aurel est mort avant qu'il n'ait idée d'enquêter sur ces mystères. Il a donc grandi dans le cercle familiale du centre, très attiré à l'idée de jouer aux policiers dans sa vie future. Il a fait ses études et sa carrière dans le milieu, et pour lui il est acquis que sa famille est en France, pas à Dublin.Il ne veut probablement pas l'admettre, ou seulement de temps à autre mais ... Il considère Ralph comme une figure paternelle. 

Couleur : Le vert, vous vous en douterez. Curieusement j'ai trouvé autour de cette couleur des penchants pour l'instabilité. Elle était dure à fabriquer, et à maîtriser. Elle symbolise le changement, la variation, le mouvement. Elle représente la chance, l'espoir, l'apprentissage tout autant que la jalousie et l'immaturité. C'est aussi paradoxalement la couleur fétiche des irlandais ... Pure coïncidence !

Chiffre : Le numéro 5. Symbole d'équilibre, né de l'addition du premier chiffre pair et du premier chiffre impair : 2+3. Il représente lui la stabilité, la divinité, et la quête de l'homme parfait. 

Animal : Sans grande surprise là aussi, son animal est le Chien. Ou plus particulièrement, et il y tient, le Chien Loup. Il lui vient de sa loyauté naturelle, car ce ne sont pas ses alliés qui l'ont qualifié pour la première fois de chien, mais ses ennemis. Une insulte de prime en abord qu'il s'est réapproprié à sa manière, et il est probablement celui où on utilise le plus l'allusion à son animal-totem. Certains persos se réfèrent à lui comme " le chien ". Le " loup " vient probablement du fait qu'il est l'élève de Ralph, le Loup Brun.

Pièce du l'Echiquier : Il joue le rôle de Cavalier du Roi. Une pièce connue pour être optimale dans une stratégie de ... Sacrifice. 

Grade : Difficile de lui donner une place définitive dans la hiérarchie. Pendant des années, Lunis n'a jamais eu le moindre grade : éternel second, il s'est habitué au rôle de bras droit. Néanmoins, de récents événements ont changé la balance, et après le départ de son Capitaine, on lui avait proposé de prendre les insignes. Cette première sollicitation fut un échec, car Link refusa de changer de statut. Deux ans plus tard, alors que Marth avait hérité de ce qu'il avait refusé, il a revu son jugement. Son équipier ne pouvant plus supporter la responsabilité, et le chaos régnant dans la formation laissée sans guide, il a alors pour la première fois de sa carrière accepté d'être Capitaine. Curieusement il n'a pas été destitué après son accident ... Ce qui fait qu'actuellement il est techniquement toujours gradé.Des rumeurs ces derniers mois en font le futur héritier du trône ...

Physique : C'est un jeune homme à la constitution plutôt forte, pas particulièrement grand, aux allures un tantinet négligées. Des cheveux d'un blond oscillant entre le doré et le cendré, portées soit courts, soit plus longs sur la nuque : c'est le perso qui change le plus de coupe de cheveux en fonction de son humeur ! Il a un épis naturel plutôt ... Tenace. Côté droit, ses mèches suivent les traits de son visage. Côté gauche, il a un épis et une mèche rebelle. Difficile d'ordonner tout ça en tout cas ... Il a les yeux d'un bleu franc, tirant plus vers le dilué que le foncé. Ça lui arrive de porter une barbe de trois jours, quand il est passionné par un dossier pendant 72h, mais il lui arrive de prendre un peu soin de lui. Il est plutôt bien musclé, plus que ses équipiers en tout cas, assez pour se coltiner toutes les tâches les plus physiques dans le groupe.

Qualités : Terriblement loyal, que ce soit en amitié ou en amour, gagner la confiance de Lunis, c'est gagner son respect et son instinct de protection. C'est un " monte la garde ", et sa principale qualité en la matière reste son sens de l'observation. Tacticien, pour ne pas dire redoutable adversaire sur des jeux de réflexion et de logique, il est d'une intelligence insoupçonnée. Fondamentalement gentil, il reste quelqu'un de fiable, patient, et concerné par les problèmes si on sait y faire avec lui.

Défauts : Il serait effectivement parfait si ce n'était pas un j'en foutre. Paresseux à ses jours, mal organisé voire désintéressé de certains cas de figure, il a les défauts de ses qualités, et vice-versa. Être loyal le rend au contraire particulièrement rancunier, et je déconseille de s'attirer son animosité. Grande gueule, aboyeur, très habile sur les sous-entendus agaçants, il peut même être dans des cas plutôt extrême porté sur le tabac et l'alcool. Ah, et il supporte mal la frustration aussi, ça le rend impulsif, têtu, ou grogneur, au choix.
Outre son éternel paradoxe caractériel, sa psychologie a tendance à en faire quelqu'un de téméraire, mais peu sujet au stress contrairement à son instructeur. Peut être pas encore assez mature pour avoir du recul face à ses sentiments, mais il est en bonne voie pour gagner en philosophie positive. Néanmoins, lorsqu'il n'arrive pas à faire seul la paix avec lui-même, Lunis ne prend pas toujours les décisions les plus judicieuses : détestant qu'on s'occupe de SES affaires, une petite part de solitude en lui le rend agressif quand il veut qu'on le laisse tranquille. Depuis peu, il ne supporte pas non plus se faire ignorer. S'il n'a pas grand chose à penser de sa réputation mitigée, lui ayant toujours grandi dans le cercle ne peut pas affronter l'idée d'en être écarté. Un bon conseil sur sa façon de faire : mieux vaut s'en faire un ami que de se prendre la tête avec. D'une part parce que ce n'est pas lui rendre service, d'autre part parce qu'une fois qu'on sait comment il fonctionne, il est juste impensable de s'en séparer, monsieur étant finalement plutôt ... Attachant.

Relations amoureuses : Section tenue confidentielle.

Relations courantes : A l'image de son caractère, sa réputation joue au yo-yo. Rabaissé pendant deux ans, ayant entretenu d'effroyables relations avec son entourage toute cette période avec âme qui vive au SAVES, il est même allé jusqu'à se brouiller avec son mentor et ses équipiers pour se tourner vers la bouteille. Et dans tout le paradoxe qui est le sien, une fois que tout le monde s'est fâché avec tout le monde, il a fait l'effort d'arbitrer les querelles et de tendre la main à un peu tout le monde. Il n'a plus rien contre ses trois équipiers, et est même prêt à régler les problèmes des autres ... Enfin, il n'en a pas eu l'occasion.A noter qu'il s'entend mal avec Aaron, du SIR, avec qui les joutes verbales ne sont pas rares. Il ne porte pas non plus Evan dans son coeur, bien que pour lui il n'ait un fond de respect pour sa personne vue qu'il est extrêmement doué dans son travail.

Goûts : A dire vrai il n'a rien de bien extraordinaire dans ce domaine. D'un côté il aime vivre simplement, retrouver ses amis le soir autour d'une pizza et un jeu de baston, prendre l'air, discuter pendant la pause café ... De l'autre il est porté sur tout ce qui attire sa curiosité, et le domaine est très vaste. Depuis des années il s'adonne au tir à l'arc, un moyen sympa de décompresser selon ses dires et il aime jouer aux échecs mais accuse une préférence pour le poker et toutes sortes de jeu de carte. Dans le fond il est du genre accommodant, incapable de citer ses préférences, que ce soit pour ce qu'il aime manger ou pour ce qui est de trancher entre Salamèche, Carapuce et Bulbizarre. Il aime sortir au cinéma, autant pour voir le dernier blockbuster héroic-fantasy que pour mater un dessin animé 3D ou un film d'horreur de série B. Il n'a rien contre cuisiner, adore l'idée qu'il soit autonome, et il apprécie même jouer les gardes d'enfant quand l'occasion se présente ... D'où qu'on fasse appel à lui pour un peu tout et n'importe quoi. Gourmand, jamais contre un duel de spaghetti bolo aux baguettes, c'est un type facile à vivre pour tout ce qui est détails au quotidiens, le tout étant non pas de se préoccuper de ses goûts, mais bien de sa façon de faire.
En outre il déteste tout ce qui est imprévu, ou plutôt tout ce qu'il n'arrive pas à prévoir. Il n'a jamais plus le coeur brisé que quand l'un de ses équipiers fait un tour à l'hosto, et il n'est pas friand du tout des réunions au sommet. Cherchant peu la gloire, ayant retenu les leçons données par Ralph, les choses les plus agaçantes de sa vie à son goût, ce sont ses sentiments et sa trop grande sensibilité pour la philosophie.

Particularités : Actuellement ... Il est à la fois lui même et quelqu'un d'autre. Laissé pour mort lors d'une altercation sur le sol cubain, trois mois de coma plus tard, il s'est réveillé de l'expérience dans l'ignorance la plus totale. Ayant oublié jusque son nom, Lunis se retrouve comme un enfant dans un corps d'adulte : perdu dans un monde dont il ne sait plus rien. Ce sont aux autres, à ses compagnons, à sa famille et ses amis de le guider pour qu'il puisse se retrouver lui-même, mais pour le moment, il a trop de questions pour trop peu de réponses ... L'accident lui aura laissé quelques traces, et même si les cicatrices de ses opérations de la boîte crânienne ne se verront pas à l'oeil nu, il en aura désormais une juste au niveau de la gorge, trace probablement laissée lors d'un petit jeu de mise en garde et de menace. Sinon, du temps où c'était notre chien de garde national, il avait la particularité d'être un excellent tirer au poste de sniper, son domaine étant plutôt l'intervention, de répondre facilement aux provocations, de se jeter tout seul dans la gueule du loup, et d'être très au courant des derniers potins.

Du peu qu'il sait de sa naissance, il se doute que le prénom " Lincoln " lui a été donné par son père, d'origine américaine ayant déménagé en Irlande. Timothy doit probablement provenir de sa mère, le reste lui est totalement inconnu, et il n'a jamais réellement cherché à le savoir. Lui aussi n'aime pas particulièrement son prénom, pour ne pas dire pas du tout : il se sent français, et non américano-irlandais. Or Lincoln est un nom terriblement connoté. 

Psychologie : Si je devais décrire le mode de fonctionnement de Lunis, je dirai d'office qu'il est capable du pire, comme il est capable du meilleur : tout dépend de la situation dans laquelle il est confronté. Bavard, attaché à sa famille de coeur et très content de son job la plupart du temps, tout peut basculer dans son contraire si jamais quelque chose quelque part lui échappe. Comme beaucoup dans les rangs de la jeune génération, sa vision du monde, sa façon de faire, ses idées et ses convictions ont été largement influencés par son mentor. Chacun d'eux ayant pris quelque chose de Ralph, Lunis en a hérité deux choses : son sens de l'observation et de la réflexion ... Et son charisme. Même si allier l'amour du casse-tête à sa personnalité bien plus sang chaud que son professeur amène son lot de surprises, Lunis doit admettre qu'il aime réfléchir aux colles qu'on lui pose. Il a passé des heures dans le bureau de son mentor à s'entraîner, et il peut être fier d'être l'un des rares agents capables de rivaliser avec lui aux échecs ou au poker. Mais ses capacités, qu'il n'a pas encore fini de découvrir au vue de son impulsivité, lui sont autant un tord qu'un atout : tantôt il en est fier, tantôt il les rejette. Fondamentalement, Lunis a besoin d'un équilibre dans sa vie courante, et surtout d'un temps d'adaptation quand quelque chose de nouveau rentre sur son terrain de jeu personnel.



mardi 7 janvier 2014

[ Journal Cuba Acte III ] - Première Partie

Le parfum de cette ville maudite m'est resté en tête pendant tout ce temps. Trois années se sont-elles réellement écoulées depuis la dernière fois que j'ai pu apercevoir ces ruelles sombres depuis la fenêtre d'un hôtel bon marché ? J'ai peine à y croire, mais c'est une vérité que je ne peux pas changer. Cuba, La Havane, font partis intégrante dans mon esprit d'un terrible sentiment d'inachèvement m'habitant depuis trop longtemps. Mon dernier voyage, notre dernier voyage avant de connaître le goût amer de la solitude, la vraie. Je déteste l'amertume. Peut-être que je ne suis pas encore assez mature pour apprécier les saveurs de l'échec ? Je ne peux qu'être la seule fautive de cette histoire. Ou de ma vie entière. Mais regarder sans voir ces ruelles sombres grouillant d'une vie nocturne plus que douteuse me laisse un sentiment de lassitude trop prononcé pour quelqu'un de mon âge. Il y a eu tellement de discorde autours de Cuba que je n'ai plus vraiment espoir de voir le fil de tous ces mystères et de toutes ces tensions se dénouer un jour au profit d'une entente cordiale attendue vainement depuis des mois. Dans le fond, peu m'importe maintenant. On peut bien me reprocher pour la Xème fois d'être partie solo, de faire des choses dangereuses, d'être moi-même ... Je m'en fou. J'en ai sincèrement plus rien à faire. Plus rien à penser. Je n'ai plus rien à prouver, ni aux autres ou à moi-même, tout se résume en une simple, banale et stupide phrase : " Une des malédictions de la solitude, c'est qu'elle vous contraint à penser excessivement à vous-même. "

Ceci étant dis, le sujet est loin d'être clos. Mes deux seuls soutiens, les vrais qui me font douter j'entends, n'ont pas encore cessé de débattre sur la finalité de nos vies communes et des événements courants. Avec un brin d'humour j'entends encore mon compagnon d'infortune me répondre que " Mieux vaut une bonne querelle que la solitude ". Idiot. C'est un proverbe irlandais, et je commence à soupçonner chez lui une brusque envie de remuer le passé. S'il veut jouer à celui qui agacera le plus l'autre, je n'ai plus qu'à l'appeler Lincoln Timothy Matthew Ragean pour le reste de l'année, et on verra qui est le plus cynique de nous deux.

Être solitaire est un choix. Mais la solitude ne l'est pas, elle. Est-ce si difficile à comprendre pour ceux qui savent se montrer sociables, pour qui les personnalités froides ont l'air si différentes ? Si je suis à Cuba aujourd'hui c'est bien pour eux malgré tout ... Quel paradoxe. Je les aime et je les hais en même temps, ces membres de ma fausse vraie famille. Ils m'ont autant apporté qu'ils ne m'ont brisé le coeur, ce qui fait de mon âme blessée une sorte de miroir hors du temps qui n'utilise plus que les apparences pour espérer sauver quelque chose de sa vie qui prend de moins en moins de sens. Je préfère me balader dans un secteur aux mains de la pègre dans un pays étranger loin de mes racines plutôt que de me montrer à ceux qui sont censés m'aider.

Cherchez l'erreur.

Cuba me rend à la fois nostalgique et désillusionnée. C'est probablement la vraie raison de mon retour sur son sol, après tout ... Quand je suis ici, j'espère encore entendre mon téléphone sonner pour me demander si tout va bien. Mais en même temps je sais que si ça a été possible un jour, ça ne peut plus en être de même maintenant. Celui qui a dit un jour que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, ne devait sûrement pas connaître le sens réel et profond du mot " solitude ". Je vie différemment des autres. Ces gens autour de moi, qui commentent le moindre événement de leur petite vie rangée en souriant car c'est bien ce que la société leur demande, ils vivent à un rythme que j'ignore. Je ne vie pas pour montrer à la face du monde ce que je fais au jour le jour. Ce n'est pas ce que mon mentor m'a appris. Il m'a toujours dis que le mérite ne se voit pas à la popularité d'une personne, mais à ce qu'il a de plus par rapport à son voisin. Et à ce qu'il peut faire de plus par rapport à la masse. Que faire lorsque le miroir de ma personne ne fait que me montrer ce que j'ai en moins face aux autres ... ?

Voilà comment je me retrouve ici, maintenant. J'ai encore l'espoir de faire quelque chose, n'importe quoi, pour défaire le noeud relationnel tendu qui étrangle ma vie et qui empêche ma famille d'en être une. Mais en même temps je n'ai même plus peur de mourir en essayant. Pour être plus juste, ça m'est égale. Si je réussi à faire quelque chose, tant mieux. Si j'échoue, tant pis. Cuba est ma dernière carte, le vrai miroir qui sera le reflet de mes capacités pures et vraies. L'occasion pour moi de donner une chance à tout, et tout le monde, à commencer par mon partenaire dont je sens le regard curieux dans mon dos, et qui ne manquera probablement pas de me demander ce que je peux bien fabriquer au milieu de la nuit à taper sur les touches d'un clavier usé en soupirant à la fenêtre de cette chambre d'hôtel miteuse. Je n'espère rien. Je n'attends rien.

Cuba, je te hais et je t'admire. Tu as été le point de départ de ma déchéance ... Mais aussi de mon salut. Il est temps pour moi de déterminer quelle étiquette je dois te donner pour que je puisse savoir qui je suis vraiment, et si ma vie vaut réellement la peine d'être vécue.

[ Fiche Personnage ] - Sandra



Noms : Cassandra Eve Mélodie Vardes, de son nom de jeune fille.
Son premier nom lui vient de son père biologique, le second de sa mère biologique, et le troisième de sa mère adoptive. Ne supportant pas le prénom " Cassandra ", elle a choisi d'adopter le diminutif de Sandra et n'accepte pas qu'on l'appelle autrement. Question nom de famille, désormais mariée à Ralph, elle a choisie d'adopter le sien plutôt que de garder le même nom que Sigurd, son frère, sa façon à elle de s'émanciper. 

Origine des noms : Du grec " Kassandra " signifiant " La femme qui repousse et protège de l'ennemi ". Eve est un prénom hébraïque bien connu signifiant " Vie " ou " Qui donne la vie ". Quant à Mélodie, d'origine grec pour " Mélôdia ", il désigne évidemment un rythme musical entraînant.
Quand je cherchais un prénom pour elle, je voulais avant tout qu'il soit deux en un avec la possibilité d'un diminutif et un panel de surnoms qui puissent aller avec. J'ai fais absolument au pif, et au final, je suis tomber sur LE prénom symboliquement parfait ... Bonne pioche.

Surnoms : En vrac ! Sisi, Cassidy, Sandero, Bronislava pour son double maléfique russe imaginé par Ivan, et autres surnoms amicaux comme le très symbolique " Voleuse ".

Nom de code : Baptisée Antarès Evena par Aurel. Antares est l'étoile la plus brillante de la constellation du Scorpion, d'autant plus qu'elle est facilement reconnaissable par le fait qu'elle brille rouge dans le ciel, en d'autres termes on ne peut pas la louper. Tout comme Ralph, son second nom de code est inspiré de se second prénom, Eve, mais la signification de Evena est reflet du potentiel et de l'importance de son rôle de femme au sein du groupe des trois.
Avec son nouveau compte qu'elle partage avec Ralph, elle a changé Evena pour prendre le nom Antarès Noctis.

Âge : Née le 26/10/1981, ce qui lui fait actuellement 37 ans. 

Origines et famille biologique : Sandra est une enfant adoptée dès sa cinquième semaine de vie, elle n'a jamais connu réellement ses parents biologiques. Recueillie par Morgane, jeune médecin de carrière ne pouvant plus avoir d'enfants après la naissance de son unique fils, elle a grandit dans sa famille de coeur sans se soucier de ses origines. D'après son certificat de naissance, Sandra est née à Paris. Petite soeur chérie de Sigurd, avec qui elle ne partage donc pas le moindre lien de sang, l'expérience lui aura néanmoins appris combien l'affiliation peut être secondaire, du moment que l'on sait ce que veut dire le mot " famille ". 
Elle a appris depuis cette année l'identité de quelques uns de ses frères et soeurs qui partagent le même père qu'elle. Aleksandra, qui travaille pour le compte de l'organisation d'Arès, s'est révélée être sa demi grande soeur.

Couleur : Le pourpre, une couleur issue du mélange entre le violet et une légère pointe de rouge. Ses attributions sont à la fois similaires et différentes du violet : on lui prête le secret, la spiritualité, l'autorité et l'instinct de protection. L'influence du rouge donne aussi à la couleur pourpre la notion de courage. 

Chiffre : Le 4. Dans ses délires semi-conscients il lui arrive de répondre à la question " 2 + 2 = ? " un tonitruant " Quatre, parce que c'est mon chiffre préféré sur l'échelle des rangos ". En outre le 4 est un symbole de famille et d'union, de stabilité et se réfère dans la mythologie à la protection divine. C'est aussi un chiffre féminin, à qui l'on prête des légendes pour le moins ... Sensuelles.

Animal : Quand elle était en formation au SAVES, sa crinière noire ne passait pas inaperçue, ni son habilité à jouer des tours ou à montrer à la face du monde qui elle était et où elle allait. Un collègue de travail, surnommé le Renard Blanc, s'était épris d'une certaine rivalité pour elle : leur duo formant le yin et le yang l'avait conduite à se faire attribuer le Renard Noir pour animal. 

Pièce sur l'Echiquier : Sans surprise, la Reine Blanche.

Grade : Du temps où Sandra travaillait au SAVES, elle s'était démarquée en portant le grade de Capitaine au nez de ses deux partenaires masculins. Après avoir changé de vie et rejoint une brigade de la crime sur Marseille, elle n'est jamais allé plus haut que le poste de commissaire et s'est toujours retrouvée sous les ordres de quelqu'un, ce qui dans sa nature n'est pas propice à la pousser au mieux de ses capacités. Durant son séjour au SAVES l'an dernier, elle avait aussi marqué les esprits pour la facilité déconcertante avec laquelle elle se substituait à Ralph - Souvent contre le gré de ce dernier - et assumait les responsabilités du poste de directeur sans que ça ne vire à la catastrophe. Plus tard, alors que Ralph était encore trop faible pour assumer ses fonctions, on lui confiera officiellement le poste de directrice. Depuis sa grossesse, son accouchement, et son actuel congé maternité qui ne prendra fin qu'en mars prochain, elle ne fait que suivre les dernières nouvelles du SAVES de loin. Néanmoins il est prévu qu'à son retour, elle obtienne le poste de directrice du tout nouveau labo de la crime que s'est offert le centre : l'occasion de mettre à jour sa passion pour les sciences médico-légales tout en faisant partie intégrale de la famille.

Physique : Trois centimètres en moins que son mari, élancée, et relativement musclée. D'ordinaire avec les cheveux plutôt longs, pas très ordonnés, très fins et d'un noir aniline aux reflets noirs purs, c'est sa couleur naturelle. Des yeux clairs, alezans dilués aux écailles noisettes, lui donnent souvent un regard plus jeune que son âge véritable. Elle n'attache que très rarement sa tignasse, et a toujours une mèche rebelle qui lui retombe sur le visage. Mais depuis quelques démêlées avec Lowell et une mission de couverture, elle se voit obligée d'être le contraire de ce qu'elle aimait être : cheveux blonds et courts pour quelques mois ! Elle avait perdu pas mal de poids depuis son accouchement, la faute à une hospitalisation interminable. Sandra a aussi la réputation d'être une femme que les critères de beauté modernes peuvent qualifié de belle dans le sens où elle est élégante sans artifices. 

Qualités : Entreprenante et positive, elle ne se laisse pas facilement abattre par la vie et adore partager son énergie avec son entourage. Entraînante, elle a confiance en son intuition naturelle, ce qui fait d'elle une personnalité rassurante. Protectrice envers quiconque s'attire sa sympathie, elle rivalise aussi d'imagination pour mettre ses idées à exécution. Elle a un certain franc-parlé qui peut être apprécié et appréciable dans certaines situations.

Défauts : Sans-gêne accomplie qui n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat, même si ça ne convient pas à tout le monde ou que ça outrepasse les bonnes manières. Elle a aussi un certain côté manipulatrice et peut " oublier " de faire part de certains détails. Inépuisable, voire carrément chiante quand on cherche la tranquillité, elle peut se montrer bornée au possible et déteste avoir tord. Elle peut aussi paraître franchement grossière. 

Psychologie : On pourrait de prime en abord comparer Sandra à une adolescente douée et fêtarde qui aime allier l'utile à l'agréable dans son travail. Même si elle n'hésite pas à apporter animation et fou rire partout où elle passe, Sandra est d'une maturité irréprochable, faut-il encore pouvoir comprendre où elle veut en venir. Passée maître dans l'art du triple sens, elle fait régulièrement tourner en bourrique la jeune génération [ Et Ivan ! ] afin de secouer les puces à tout ce beau monde. Sandra est d'une humanité particulière, elle est capable d'assimiler et de cerner les gens avec une certaine aisance. De là, elle préfère appuyer là où ça fait mal, afin de prouver qu'il y a un problème à résoudre, et ainsi pousser sa cible sur la voie de la raison. Bien sûr, ça ne marche pas avec tout le monde, et Sandra essuie régulièrement la colère de certains personnages qui ne comprennent pas et pensent qu'elle aime délibérément faire du mal. Sa psychologie a d'ailleurs amené deux camps à se former : ceux qui ont été éclairé par ses méthodes, et ceux qui lui vouent une confiance très mitigée à cause de l'originalité de ses manières de faire. Elle porte malgré tout une petite part de mystère dans sa perception du monde. Nul ne sait trop pourquoi, Sandra est aussi tout à fait capable de faire cavalier seule, et de disparaître dans la nature régler une affaire dans le dos des autres. Sa détermination à vouloir mettre de l'ordre, protéger et soutenir Ralph, Ivan et leurs élèves en fait une personnalité attachante, différente et très aléatoire. Elle s'adapte à chacun, positive du mieux qu'elle peut, travaille énormément de façon indirecte sur les autres, et passe pour une éminence grise redoutable à qui on peut difficile cacher des choses. Ses méthodes frôlent d'ailleurs parfois l'illicite, notamment quand elle ouvre quelques serrures à la manière d'une voleuse professionnelle ou qu'elle emprunte des objets avec la mentalité d'une cleptomane accomplie. 

Elle a néanmoins un credo simple et imagée : " Si tu sais que demain sera la journée la plus merdique de ta vie, alors fais en sorte de te battre contre avec la chose que tu aimes le plus au monde. " Certains la trouve peu engagée dans son rôle de femme. En réalité elle est d'un naturel fier, que ce soit envers qui elle est, ou ce qu'elle est. Depuis qu'elle a renoué les liens avec Ralph, Sandra s'est aussi tourné vers la communication comme fer de lance, et il n'est pas rare de la voir discuter ouvertement sur les sujets les plus sensibles. Sa fierté de femme est d'autant plus marquée depuis qu'elle travaille sur le réseau d'Arès, elle ne comprend pas comment on peut traiter la vie des gens avec un tel mépris, et se demande régulièrement pourquoi la gente masculine croit en la suprématie du mâle. Son instinct maternel s'est aussi étonnamment développé depuis quelques mois, et avec la naissance de ses jumeaux, elle se sait capable de défendre sa progéniture au delà du cas de conscience que ça lui poserait. Elle préfère ne pas penser à l'éventualité qu'elle ne succombe à sa maladie prématurément, c'est ce doute permanent qui fait qu'elle garde une fond d'optimisme permanent. 

Relations amoureuses : On peut dire qu'elle ne s'est jamais privée dans le domaine. Elle a eu plus d'hommes dans sa vie qu'il n'y a de doigts sur ses deux mains, et ce dès l'âge de 13 ans. Elle avait surnommé son premier petit-ami " Marco Polo ", je vous laisse imaginer pourquoi. Notons aussi qu'Ivan a fait parti de ses relations amoureuses entre ses 15 et 18 ans, et qu'elle n'a commencé à avoir de la sympathie amoureuse pour Ralph que vers ses 23 ans. Néanmoins, après ses 26 ans, elle n'a plus eu aucune relation avec personne : vivre avec son frère a stoppé net son goût pour la vie en couple et le sexe, ce dernier écartant tous les hommes sur son chemin. Au final, malgré le fait que Sigurd l'ait " préservée " pendant pas moins de 10 ans, son faible pour Ralph laissé derrière elle bien des années avant l'a convaincu de mettre un terme à sa retraite amoureuse, et elle a épousé son ancien équipier à peine 8 mois après l'avoir retrouvé.

Relations courantes : Son retrait des affaires du SAVES l'a éloigné de beaucoup de monde, sauf de Ralph et Ivan avec qui elle a continué d'être en relation de temps à autre. Depuis son retour, sa loyauté envers ses deux amis n'a pas viré d'un iota, et il n'est pas rare de voir les trois ensemble. Même si elle ne fait pas l'unanimité parmi les élèves de son mari, elle a provoqué l'admiration de la nièce d'Ivan qui la considère de façon plus ou moins autoproclamé comme son mentor. Elle évite de passer trop de temps avec Sigurd depuis leur séparation, mais désormais jeune maman elle fait régulièrement appel à sa propre mère pour l'aider à gérer ses deux bébés.

Goûts : Malgré sa trentaine largement dépassée, elle a tendance à garder le goût prononcé de son enfance pour les dessins animés, notamment de Walt Disney ou de Ghibli, et chante régulièrement certains refrains connus du Roi Lion et autre Tarzan. Très gourmande, on achète facilement n'importe lequel de ses services si l'on sait cuisiner, et elle a tendance à mettre la main sur tout ce qui est sucré. Elle ne démarre jamais une journée sans un grand bol de Nesquik, et il n'est pas rare du tout de la voir manger du chocolat à n'importe quel heure du jour ou de la nuit. Avide de chaleur, elle ne supporte pas avoir froid et on la trouve là où il fait toujours le plus chaud : au coin d'un feu, les fesses sur un radiateur, en plein soleil d'été, sous une couverture ou dans un bain brûlant. Elle apprécie aussi tout particulièrement la compagnie, le silence et la solitude l'irritant, elle a une sainte horreur de se faire ignorer par qui que ce soit. Sandra est aussi symbolisée par sa bonne grosse paire de rangers couinantes, véritable marque de fabrique dont elle adore se servir pour botter quelques derrières. Elle apprécie jouer à " Action, chiche et vérité ", jeu d'apparence puéril, mais véritable test de confiance pour son entourage qu'elle utilise à son avantage. Tout comme Ralph et Ivan, les cours de danse du soir du temps où elle bossait au SAVES lui ont donné le goût du rythme, et dès qu'elle en a l'occasion elle adore organiser un petit karaoké ou mettre son mari au défi sur un tango argentin endiablé. Inutile de dire qu'elle marquerait probablement " sexe " dans la case de ses goûts pendant une visite chez un psy ... ! 

En revanche elle porte absolument en mal les médecins, docteurs et autres spécialistes, et est capable de refuser d'aller faire un saut à l'hosto même après un coup de couteau nécessitant quelques points de suture : elle les fait elle même ! Marquée par l'autorité très prononcé de son frère, elle a développé un certain dégoût pour la hiérarchie, de même qu'elle s'est jurée de faire la guerre aux rumeurs mal fondées et aux préjugés de l'opinion publique.

Particularité : Son dossier médical est un cas extrêmement sensible. Née dans le cadre de la recherche sur la génétique, elle a longtemps été pupille de l'Etat et surveillée. Cela aurait pu presque passer inaperçu pour sa personne si à l'aube de ses 25 ans, elle n'avait pas découvert que son patrimoine génétique était bancale : elle est génétiquement programmée pour être malade. Souffrant d'une maladie auto-immune nommée Biermer, elle est souvent sujette à faire de l'anémie pouvant aller de la perte de connaissance temporaire à l'atrophie de l'estomac, la perte de sensibilité, au syndrome de Hunter, voire des défaillances neurologiques. Elle est forcée de se soigner à vie par des injections régulière de vitamine B12, ce qui explique pourquoi elle garde toujours avec elle une boîte de seringues, mais aussi pourquoi elle a une tendance optimiste et positive. Sa maladie lui donne une espérance de vie ne dépassant pas au maximum la 50ène ... Elle a touché beaucoup d'argent suite à la mort de son père biologique, pour ne pas dire elle est riche et à l'abri du besoin pour le restant de ses jours. Un patrimoine qu'elle compte partager avec sa famille de coeur, et qui ne l'empêchera pas d'avoir un travail et une situation à la fin de son congé maternité.